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  • TANDEM… Un adverbe latin riche en changement de sens

    Au fil du temps, ce terme a recouvert des concepts différents, des Romains à nos jours.

    Voici un petit résumé de son histoire :

    Etymologie :

    Le mot tandem se décompose d’après le dictionnaire latin-français Gaffiot en « tam » adverbe démonstratif qui signifie « tant, autant, si, à ce degré » et « dem » » qui est un suffixe démonstratif.

    Au temps des Romains :

    Ce mot latin signifie « enfin ou longtemps ou tellement ». Il est devenu célèbre chez les latinistes parce qu’il a été prononcé en particulier par le grand orateur Cicéron, Consul de la République en 63 av JC pour dénoncer la conjuration du sénateur Catilina. Il a prononcé 4 discours (l’ensemble forme les Catilinaires). Le premier commence par l’exorde suivant :« Quo usque tandem abutere, Catilina, patientia nostra ». Voici la traduction, qui rappellera à ceux qui ont fait du latin au lycée il y a quelques décades les moments délicats passés sur les versions latines à manier le dictionnaire latin-français, le Gaffiot :« Jusqu’où, enfin, Catilina, abuseras-tu de notre patience ? »

    Au 18°s en Angleterre :

    Il désigne dès 1785 une voiture tractée par des chevaux attelés en flèche, c’est-à-dire l’un derrière l’autre en 2 colonnes plus ou moins longues. Il finira par désigner une voiture haute à 2 roues tirées simplement par 2 chevaux sur la même ligne.

    Ce système permettait de circuler sur des routes étroites et plus astucieusement pour aller à la chasse : le cheval à l’arrière, entre les brancards assurait les deux tiers de la force de traction, celui de devant le reste ; le cheval à l’avant était ainsi ménagé.

    Une fois arrivé sur le lieu de chasse, il était dételé et enfourché par son propriétaire qui pouvait ainsi suivre ladite chasse. Ce type d’attelage était donc d’une grande longueur et mettait un certain temps à défiler devant les piétons. Des étudiants en latin se seraient mis après le passage à crier « tandem » c’est-à-dire « enfin » pour effrayer les chevaux et railler les propriétaires de ces attelages.

    C’était péjoratif. L’hypothèse de l’invention de cet attelage par un certain Lord Tandem n’est plus à l’ordre du jour

    Epoque actuelle :

    Au fil des années, ce terme perdra sa charge contestataire et passera dans le langage courant pour désigner simplement cette façon d’atteler.

    Il va ensuite indiquer tout ce qui va en double : la voiture hippomobile comme on vient de le voir, puis un cycle (notre cher tandem) en 1884, toutes les machines et même deux personnes ou deux groupes travaillant à une œuvre commune ou bien dans une entreprise. Il servira aussi de titre à des films, des chansons, des séries télévisées et restera un symbole des années trente !

    Sources :

    Wikipédia : article « tandem hippomobile »

    Wikipédia : article « types d’attelage CARPE »

    JF RINGUET

    Albi Cyclo Tourisme

    Jfgr81@free.fr

  • Les 100 ans du code de la route

    Les 100 ans du Code de la route

    Mis en place 27 mai 1921

    (Pourquoi nous avons failli rouler à gauche)

    Attention ! Voiture en face, serrez à droite, peut-on entendre souvent dans nos pelotons de cyclos !

    En effet, il nous est fait obligation de circuler sur la droite de la chaussée depuis cette date (même si Vélocio dès 1902 était plutôt partisan de la gauche !).

    Voyons cela de plus près.

    Ce code est l’œuvre d’une série de commissions mises en place après les graves accidents de la course Paris-Madrid (annulée à Bordeaux par le gouvernement) à partir de 1903. Elles ont été chargées de faire la synthèse des réglementations existantes : 1851, loi sur la police du roulage ; 1896, sur les cycles ; 1899, sur les automobiles. La dernière en 1908 élaborera le document définitif de 1912-1913 qui, faute à la guerre, ne sera mis en place qu’en 1921.

    Voici son titre :

    « Décret concernant la règlementation de l’usage des voies ouvertes à la circulation publique ».

    C’est un décret qui évite ainsi un débat parlementaire, on ne parle pas de code tout de suite car ce n’est pas une loi, ce qui est du ressort du Parlement. Un tour de passe-passe administratif le rattache à la loi de 1851 ! On y retrouve les articles : permis de conduire, règles de priorité, maîtrise et non- limitation de la vitesse hors poids lourds, éclairage… et ce qui nous intéresse : le sens de circulation fixé à droite :

    « Serrer à droite pour croiser, dépasser par la gauche, sur toutes les routes, avec interdiction de prendre la moitié gauche de la chaussée sauf pour les dépassements, avec autorisation de circuler au centre. ».

    On roulera donc de façon définitive en France à droite mais ce sera après de longs débats.

    Les quelques lignes qui suivent montrent que cette affaire qui affecte la vie quotidienne de chacun de nous remonte loin dans l’histoire et fait l’objet de nombreux articles sur internet. Le sens de circulation implique la façon de croiser par la droite ou la gauche, il est lié aux moyens de transport de l’époque (cheval, automobile). On peut supposer que les usagers utilisaient au maximum le centre de la route plus praticable avant de croiser par le bon côté.

    De l’Antiquité au 18 siècle : le règne du cheval et de la circulation à gauche

    De l’antiquité jusqu’au milieu du XIX siècle et les diligences, c’est le règne du cheval, fantassins et cavaliers, droitiers en majorité, portent l’épée à gauche ainsi plus facile à dégainer. Le bouclier du même côté protège le cœur, organe vital ? Les montoirs qui permettaient d’enfourcher le cheval étaient toujours placés sur la gauche de la chaussée. Le monde de l’équitation actuel respecte toujours cette tradition ainsi que les cyclistes. Les 2/3 des gens sont droitiers d’après certains anthropologues et auraient paraît ‘il plus de force dans la jambe du même coté.

    .Les cochers (diligences…) assis à droite (ou éventuellement au centre s’il est seul) pouvaient tenir les rênes de la main gauche et manier le fouet de la main droite dans un espace plus dégagé sans rencontrer d’obstacles (arbres, piétons…) ni heurter le passager assis à sa gauche.

    Ces explications ne reposent malheureusement sur aucune trace historique ou documents (pas d’histoire sans documents dit-on).

    Attelage-Tandem avec cocher à droite

    Néanmoins, c’est en 1300 que le Pape Boniface VIII (1295-1308) promeut un texte officiel : organisateur d’une année sainte à Rome (un Jubilé) suite à la perte de Jérusalem, l’afflux des pèlerins le conduit à imposer aux pèlerins de circuler à gauche dans la ville. Ce texte sera par la suite étendu à toute l’Europe catholique de l’époque. En 1756 un texte impose de franchir le pont de Londres en circulant à gauche, en 1772 en Ecosse et en Angleterre, en 1835 au pays de Galles de circuler à gauche.

    Cette pratique quasi universelle va changer progressivement dans certains pays pour des raisons diverses (pratiques, économiques, politiques) puis se répandre.

    Le chariot Conestoga : vers le passage à droite.

    En Amérique (Pennsylvanie) apparaît vers 1750 un nouveau type de chariot élaboré par des descendants de colons allemands: le Conestoga dont une adaptation moitié plus petite (le schooner de prairie) sera immortalisée par la conquête de l’Ouest. Il a 4 grandes roues, peut porter des charges importantes, il est tiré par 6 à 8 mules ou bœufs. Il n’y a pas de siège pour le cocher remplacé par un ou deux postillons juchés sur le cheval de gauche ou des dernières paires qui surveille ainsi le croisement avec un véhicule arrivant en face en gardant sa droite. On peut aussi déployer son fouet pour contrôler les autres chevaux. Ce sens sera imposé dans cet état en 1792 et gagnera les autres Etats, il se développera aussi en Europe continentale (mais pas en Angleterre vues les normes du réseau routier et les faibles besoins en transports volumineux) et va favoriser la circulation à droite.

    En France ce sera le fait de la Convention qui va prescrire la circulation à droite par une « Proclamation du conseil exécutif provisoire du 30 mai 1793 (An II) » :

    « Article I : les charretiers, rouliers, et autres conducteurs de voiture qui fréquentent les grands chemins tiendront invariablement leur droite sans se détourner ou dévier à moins qu’ils ne soient forcés par quelque obstacle de manière à ce que leur voiture et celle venant du côté opposé qui tiendront aussi leur droite passent respectivement lorsqu’elle se rencontreront à la gauche les unes des autres ».

    Une réaction politique contre le Pape en ces temps de constitution civile du clergé ?

    La Révolution, l’Empire et voilà Napoléon Ier° à la conquête de l’Europe : une théorie discutée vue la brièveté de son action, voudrait qu’il ait imposé ce sens de circulation en faisant marcher ses troupes à droite pour perturber l’ennemi, en l’attaquant aussi par ce côté et en opposition à l’Angleterre qui circulait toujours à gauche. On peut en effet remarquer que les pays occupés par Napoléon roulent tous à droite sauf la Suède (qui y est passé en 1967 seulement). La France s’habitue à circuler à droite.

    A la jonction des 19° et 20° siècles, l’arrivée sur les routes des automobiles va relancer le débat du choix au sein des commissions avec 3 questions : le sens, la possibilité d’occuper le milieu de la chaussée et une troisième qui peut paraître incongrue : la position du siège conducteur, à droite ou à gauche. Cette dernière va enflammer les débats entre les constructeurs, la presse spécialisée, les tenants encore nombreux de la traction animale et …la mode ! Ce sera loin d’être anecdotique, vu l’ampleur des débats.

    En effet :

    • Les deux tiers de la circulation sont encore hippomobiles donc un conservatisme certain pour les anciennes pratiques.
    • Le charretier ou le paysan conduit à pied son attelage par la gauche.
    • Le postillon est monté sur le cheval de gauche comme on l’a vu plus haut.
    • Le cocher est sur la voiture dans un siège à droite ou au centre.

    Les automobilistes qui avaient auparavant voiture attelée et cocher imposent aux constructeurs le siège à droite ce qui fait plus distingué, le siège à gauche est moins noble que le siège à droite ! La mode l’emportait donc sur la sécurité, pourtant on savait déjà que les automobiles avec le siège à gauche avaient moins d’accidents alors qu’avec le siège à droite, il fallait se déporter sur la moitié gauche pour voir ce qui venait en face.

    Corollaire : la commission de 1909 proposa de résoudre la question en laissant le siège à droite mais en changeant le sens de circulation en le remettant gauche ! Consciente néanmoins de l’étrangeté de cette proposition, elle rédigea le document de façon à ce que les instances délibératives puissent inverser simplement les termes droite et gauche sans reprendre le texte. C’est ce qui arriva !.

    De Dion-Bouton est un constructeur français d’automobiles de qualité, d’autorails et de moteurs de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle fondé en 1883 par Jules-Albert de Dion, Georges Bouton et

    Charles-Armand Trépardoux

    Conclusion

    Le texte définitif, prêt en 1912/1913 ne sera adopté qu’après la guerre en 1921, la circulation à droite est confirmée. Il comportait 35 pages (l’actuel en a 1700).

    Actuellement, un tiers des pays roule à gauche, les 2 autres tiers roulent à droite. En 2000, les pays circulant à gauche avaient un taux plus élevé de piétons tués que dans les pays de même niveau de développement circulant à droite.

    Sources :

    Wikipédia, article « sens de circulation »

    Usages et usagers de la route de Jean Orselli, éditions de L’Harmattan

    Journal Auto plus, n° 1708,28 mai 2001

    JF RINGUET

    Albi Cyclo Tourisme

    Jfgr81@free.fr

  • Les repères géodésiques

    IGN – GPS – RELIEF

    Les repères géodésiques et de nivellement

    Des éléments discrets de nos paysages, ossatures de nos cartes

    Notre pratique fait de nous des utilisateurs importants des cartes soit sous forme papier soit numérisées maintenant sur un GPS qui supplante de plus en plus les premières. Il est d’ailleurs conseillé d’avoir dans le sac de guidon en plus de celui-ci une carte papier, en effet sa fiabilité peur être remise en cause par une panne de batterie ou une absence de signal. Un va et vient entre les deux peut également être salvateur.

    Nos sorties peuvent nous amener à observer des éléments discrets du paysage par exemple une pierre en forme de cube avec une croix au milieu, placée sur une hauteur (on les rencontre surtout en pratique VTT) ou bien un petit médaillon de quelques cm. de diamètre portant ou non une côte d’altitude à l’intérieur, fixé sur un support vertical à environ 50 cm du sol.

    F1000006

    Doc IGN

    Il s’agit de repères sur lesquels va s’appuyer l’ossature de nos cartes. Deux disciplines particulières vont intervenir.

    La première est la géodésie (qui détermine mathématiquement les formes de la terre) dont dépend la Topographie qui place avec précision ces repères sur des surfaces réduites et planes.

    La seconde concerne les altitudes.

    + les repères géodésiques permettent de poser sur une surface plate (un fond de carte) ce que l’on appelle la planimétrie : routes, villes, cours d’eau … Ces repères sont scellés dans un élément solide et stable du paysage au sol ou en hauteur et deviennent des points géodésiques. Ils sont ainsi matérialisés et les coordonnées bi ou tri dimensionnelles sont connues avec précision.

    + les repères de nivellement indiquent l’altitude : c’est l’altimétrie qui mesure les hauteurs relatives de différents points d’un terrain et permet de tracer des courbes de niveau et par suite le relief.

    Les premiers sont protégés par une structure particulière si nécessaire suivant leur position. Les deux sont protégés par une servitude de droit public pour éviter déplacement et/ou destruction.

    Les points géodésiques

    Les repères géodésiques utilisés se font en plusieurs modèles selon leur position :

    + Au sol : il peut s’agir d’une pastille hémisphérique ou plate en laiton de 12 à 15 mm de diamètre marquée au centre d’un point gravé avec ses coordonnées ou bien une forme triangulaire de 11 cm de côté avec indication « IGN PG » ou bien cette même forme mais avec des cercles concentriques gravés et enfin des bornes géodésiques. (Doc IGN)

    E:\Documents JF\Articles\cartes ossature\Texte site club\bornejaune.jpg

    Ces dernières sont en granit et mesurent 16 à 35 cm de côté. La face supérieure porte le repère ou bien est munie d’une croix gravée où le géomètre peut caler son théodolite. Le repère pour ces dernières est alors enterré à une profondeur de 60cm à 1m environ, protégé par une couche de cendres noires pour l’abriter et repose sur une dalle en béton.

    Tous ces points sont soit fixés au sol sur un support ou bien sur une hauteur dégagée.

    Ils sont espacés de quelques km et visibles entre eux.

    F1000005

    + en hauteur : ce peut être un clocher (à la base de la croix ou au croisement des montant), un pylône, des antennes pérennes, un château d’eau pas toujours accompagné du repère métallique.

    + Sur la carte : ils sont représentés par un triangle avec un point à l’intérieur si c’est une borne ou par un rond avec un point s’il s’agit d’un clocher (le rond signale un édifice religieux, le point qu’il contient une borne qui peut être la base de la croix ou le point de croisement des montants de celle-ci).

    Doc IGN

    + La triangulation : elle permet de positionner ces points avec précision sur la carte.

    Le principe de la triangulation est le suivant : à l’aide d’une chaîne d’arpenteur, on mesure sur le terrain la distance AB. Avec une alidade (appareil de visée) placée au point A, on vise en direction du point B, puis du point C avec un théodolite. On relève la valeur de l’angle formé par ces 2 directions AB et AC. Ces valeurs sont reportées sur la carte. On place ensuite l’alidade au point B, on vise le point C, on mesure l’angle fait par les directions BA et BC, reportées sur la carte. On détermine ainsi la position exacte du point C par rapport aux points A et B. A partir des points B et C on peut déterminer la position d’un point D et créer ainsi des triangles voisins.

    • Le réseau des points géodésiques
    • Les bases sont entourées d’un cercle

    Exemple de triangulation (carte IGN 1/50 000)

    F1000011

    La croix du Panthéon

    L’origine de la triangulation se trouve à Paris à la croix du Panthéon. S’y ajoutent des bases formées de 2 points séparés de quelques km (10 environ mesurés par relevés GPS) et disposées sur le pourtour du pays. Il existe en France environ 80 000 bornes de ce type. Ces élements permettent aux géomètres de tracer au sol avec précision l’emplacement des routes, des lotissements avec leur alidade.

    + Chacun de ces repères possède une fiche détaillée à l’IGN disponible gratuitement. Pour trouver celle de son voisinage, il faut la chercher sur le site suivant (méthode d’accès en annexe) (doc IGN)

    « Serveur de fiches- géodésie-IGN » – Voici les fiches :

    Cette méthode connue depuis l’antiquité (avec Thales vers – 600 en particulier) sera appliquée en France dès la fin du 17° s avec des méthodes plus précises par une triangulation des côtes françaises puis le long des routes d’abord en suivant le méridien de Paris.

    Elle montrera que la France est plus petite que prévue ce qui aboutira à cette remarque de Louis XIV : « Ces Messieurs de l’Académie m’ont fait perdre plus de territoires que tous mes ennemis ».

    La première triangulation complète de la France sera réalisée au cours du XVIII°s par le fondateur de la lignée des Cassini (astronomes du Roi) qui entreprendra la réalisation d’une carte de France précise (à l’échelle : une ligne pour 100 Toises proche du 1/80 000 actuel) qui sera la première en Europe et fera son admiration malgré son absence de relief.

    Le réseau de triangulation sera perfectionné au fil des années et servira de support au XIX°s à la carte dite d’Etat Major avec reliefs en hachures (échelle 1/80 000), au XX°s avec la carte actuelle au 1/25 000. Cette dernière bénéficiera de l’aide des photos aériennes puis des satellites pour sa réalisation et sa numérisation ce qui remplacera le tracé manuel. :il s’agit du GNSS : géolocalisation et navigation par un système de satellites qui servira pour le GPS, applications civiles (utilisations par les géomètres pour la topographié : routes, lotissements, navigation des véhicules.) ; on notera que le grand public attribuera même actuellement le nom de carte d’Etat-Major à toute carte actuelle un peu détaillée !

    Soit une carte par siècle !

    Les repères de nivellement

    Ce sont des points matérialisés dont l’altitude est déterminée avec précision : Ils sont le plus souvent en fonte. Ils sont scellés par un ciment sur un support vertical stable et pérenne (mur, rocher, pont…) à 50 cm au-dessus du sol de préférence sur des bâtiments publics (quais de gares où ils sont souvent en très bon état, églises…). Ils sont référencés dans les archives de l’IGN par un matricule qui est un ensemble de chiffres et de lettres et une altitude. Ces cotes ne sont plus indiquées sur le terrain compte tenu des variations du support avec le temps. L’altitude qui reste indiquée est arrondie au mètre pour l’information du public.

    Doc IGN

    Ces repères servent au nivellement, technique qui va fournir des mesures chiffrées pour déterminer le relief et tracer les courbes de niveau. Les géomètres utilisent une perche graduée en rouge et blanc qui sert de mire et tenue par un aide, visée par une lunette.

    Il existe 450 000 points (1 tous les 800 m). Ils font partie du nivellement général de la France((NGF)

    Le niveau 0 des côtes d’altitude est fixé à Marseille au marégraphe mis en place en 1883 et des mesures de 1884 à 1896 soit sur 13 ans pour obtenir une moyenne retenue pour niveau officiel. Il est actuellement secondé par un appareil numérique.

    Chacun de ces repères dispose d’une fiche signalétique détaillée à l’IGN, disponible gratuitement. Pour trouver ceux de son voisinage, la marche à suivre est identique à celle des points géodésiques mais il faut cocher la case ‘nivellement’ au cours de la procédure.

    Méthode d’accès en annexe.

    Sources :

    – IGN (nombreux documents sur internet).

    – Géodésie de poche (IGN).

    – Société des amis de la bibliothèque et d’histoire de l’école polytechnique (Sabix).

    – Documentation personnelle.

    Avec mes remerciements à l’IGN : « Département de l’Information et des Canevas géodésiques » pour la rédaction de cet article.

    Mode d’emploi du serveur IGN dans les 3 pages suivantes pour bien rechercher les fiches des repères géodésiques et de nivellement.

    ANNEXE

    Mode d’emploi Détaillé Illustré

    Exemple

    Recherche de la borne indiquée « CARLUS » au SW d’Albi

    Les fiches apparaissent :

    Mode d’emploi détaillé notice

    Exemple :

    Recherche de la Fiche de la borne indiquée à « Carlus » au SW d’Albi

    Cadre en haut à gauche

    • Choisir le cadre en déplaçant en haut à gauche le cadre rouge avec la souris.
    • Choisir l’échelle par exemple 1/68247 ni trop grande ni trop petite. A un certain niveau d’échelle, le cadre devient un point avec augmentation des détails.t. Attention, pour un géographe, une échelle au 1/25000 est plus grande qu’une échelle au 1/100 000, c’est l’inverse du sens commun !
    • Afficher « géodésie ».
    • Options avancées : vérifier les 5 sites soient cochés.

    Grand cadre à droite

    • Chercher le lieu avec la souris : Carlus au SW d’Albi. Jouer avec l’échelle.
    • Relever le numéro de la borne : 8105901.
    • Dans le bandeau : cliquer sur « rechercher ».
    • Dans le cadre qui apparait intitulé « rechercher », inscrire le numéro de la borne 8105901 dans la case « site géodésique ».
    • Valider en allant dans le bandeau sur « rechercher » (et non pas sur le OK en bas à droite du cadre, il y a un disfonctionnement dans le serveur).
    • Valider dans le bandeau le cadre I dont le pourtour devient rouge.
    • Revenir sur la borne avec la souris, centrer la croix dans le triangle, elle s’allume. Cliquer.
    • Apparition d’un rectangle blanc intitulé « réseau géodésique de détail » avec le numéro et le nom de la borne.
    • Cliquer dans ce cadre sur le carré rouge en bas à droite.
    • La fiche recherchée apparait.

    IGN – GPS – RELIEF

    Les repères géodésiques et de nivellement

    Des éléments discrets de nos paysages, ossatures de nos cartes

    Notre pratique fait de nous des utilisateurs importants des cartes soit sous forme papier soit numérisées maintenant sur un GPS qui supplante de plus en plus les premières. Il est d’ailleurs conseillé d’avoir dans le sac de guidon en plus de celui-ci une carte papier, en effet sa fiabilité peur être remise en cause par une panne de batterie ou une absence de signal. Un va et vient entre les deux peut également être salvateur.

    Nos sorties peuvent nous amener à observer des éléments discrets du paysage par exemple une pierre en forme de cube avec une croix au milieu, placée sur une hauteur (on les rencontre surtout en pratique VTT) ou bien un petit médaillon de quelques cm. de diamètre portant ou non une côte d’altitude à l’intérieur, fixé sur un support vertical à environ 50 cm du sol.

    F1000006

    Doc IGN

    Il s’agit de repères sur lesquels va s’appuyer l’ossature de nos cartes. Deux disciplines particulières vont intervenir.

    La première est la géodésie (qui détermine mathématiquement les formes de la terre) dont dépend la Topographie qui place avec précision ces repères sur des surfaces réduites et planes.

    La seconde concerne les altitudes.

    + les repères géodésiques permettent de poser sur une surface plate (un fond de carte) ce que l’on appelle la planimétrie : routes, villes, cours d’eau … Ces repères sont scellés dans un élément solide et stable du paysage au sol ou en hauteur et deviennent des points géodésiques. Ils sont ainsi matérialisés et les coordonnées bi ou tri dimensionnelles sont connues avec précision.

    + les repères de nivellement indiquent l’altitude : c’est l’altimétrie qui mesure les hauteurs relatives de différents points d’un terrain et permet de tracer des courbes de niveau et par suite le relief.

    Les premiers sont protégés par une structure particulière si nécessaire suivant leur position. Les deux sont protégés par une servitude de droit public pour éviter déplacement et/ou destruction.

    Les points géodésiques

    Les repères géodésiques utilisés se font en plusieurs modèles selon leur position :

    + Au sol : il peut s’agir d’une pastille hémisphérique ou plate en laiton de 12 à 15 mm de diamètre marquée au centre d’un point gravé avec ses coordonnées ou bien une forme triangulaire de 11 cm de côté avec indication « IGN PG » ou bien cette même forme mais avec des cercles concentriques gravés et enfin des bornes géodésiques. (Doc IGN)

    E:\Documents JF\Articles\cartes ossature\Texte site club\bornejaune.jpg

    Ces dernières sont en granit et mesurent 16 à 35 cm de côté. La face supérieure porte le repère ou bien est munie d’une croix gravée où le géomètre peut caler son théodolite. Le repère pour ces dernières est alors enterré à une profondeur de 60cm à 1m environ, protégé par une couche de cendres noires pour l’abriter et repose sur une dalle en béton.

    Tous ces points sont soit fixés au sol sur un support ou bien sur une hauteur dégagée.

    Ils sont espacés de quelques km et visibles entre eux.

    F1000005

    + en hauteur : ce peut être un clocher (à la base de la croix ou au croisement des montant), un pylône, des antennes pérennes, un château d’eau pas toujours accompagné du repère métallique.

    + Sur la carte : ils sont représentés par un triangle avec un point à l’intérieur si c’est une borne ou par un rond avec un point s’il s’agit d’un clocher (le rond signale un édifice religieux, le point qu’il contient une borne qui peut être la base de la croix ou le point de croisement des montants de celle-ci).

    Doc IGN

    + La triangulation : elle permet de positionner ces points avec précision sur la carte.

    Le principe de la triangulation est le suivant : à l’aide d’une chaîne d’arpenteur, on mesure sur le terrain la distance AB. Avec une alidade (appareil de visée) placée au point A, on vise en direction du point B, puis du point C avec un théodolite. On relève la valeur de l’angle formé par ces 2 directions AB et AC. Ces valeurs sont reportées sur la carte. On place ensuite l’alidade au point B, on vise le point C, on mesure l’angle fait par les directions BA et BC, reportées sur la carte. On détermine ainsi la position exacte du point C par rapport aux points A et B. A partir des points B et C on peut déterminer la position d’un point D et créer ainsi des triangles voisins.

    • Le réseau des points géodésiques
    • Les bases sont entourées d’un cercle

    Exemple de triangulation (carte IGN 1/50 000)

    F1000011

    La croix du Panthéon

    L’origine de la triangulation se trouve à Paris à la croix du Panthéon. S’y ajoutent des bases formées de 2 points séparés de quelques km (10 environ mesurés par relevés GPS) et disposées sur le pourtour du pays. Il existe en France environ 80 000 bornes de ce type. Ces élements permettent aux géomètres de tracer au sol avec précision l’emplacement des routes, des lotissements avec leur alidade.

    + Chacun de ces repères possède une fiche détaillée à l’IGN disponible gratuitement. Pour trouver celle de son voisinage, il faut la chercher sur le site suivant (méthode d’accès en annexe) (doc IGN)

    « Serveur de fiches- géodésie-IGN » – Voici les fiches :

    Cette méthode connue depuis l’antiquité (avec Thales vers – 600 en particulier) sera appliquée en France dès la fin du 17° s avec des méthodes plus précises par une triangulation des côtes françaises puis le long des routes d’abord en suivant le méridien de Paris.

    Elle montrera que la France est plus petite que prévue ce qui aboutira à cette remarque de Louis XIV : « Ces Messieurs de l’Académie m’ont fait perdre plus de territoires que tous mes ennemis ».

    La première triangulation complète de la France sera réalisée au cours du XVIII°s par le fondateur de la lignée des Cassini (astronomes du Roi) qui entreprendra la réalisation d’une carte de France précise (à l’échelle : une ligne pour 100 Toises proche du 1/80 000 actuel) qui sera la première en Europe et fera son admiration malgré son absence de relief.

    Le réseau de triangulation sera perfectionné au fil des années et servira de support au XIX°s à la carte dite d’Etat Major avec reliefs en hachures (échelle 1/80 000), au XX°s avec la carte actuelle au 1/25 000. Cette dernière bénéficiera de l’aide des photos aériennes puis des satellites pour sa réalisation et sa numérisation ce qui remplacera le tracé manuel. :il s’agit du GNSS : géolocalisation et navigation par un système de satellites qui servira pour le GPS, applications civiles (utilisations par les géomètres pour la topographié : routes, lotissements, navigation des véhicules.) ; on notera que le grand public attribuera même actuellement le nom de carte d’Etat-Major à toute carte actuelle un peu détaillée !

    Soit une carte par siècle !

    Les repères de nivellement

    Ce sont des points matérialisés dont l’altitude est déterminée avec précision : Ils sont le plus souvent en fonte. Ils sont scellés par un ciment sur un support vertical stable et pérenne (mur, rocher, pont…) à 50 cm au-dessus du sol de préférence sur des bâtiments publics (quais de gares où ils sont souvent en très bon état, églises…). Ils sont référencés dans les archives de l’IGN par un matricule qui est un ensemble de chiffres et de lettres et une altitude. Ces cotes ne sont plus indiquées sur le terrain compte tenu des variations du support avec le temps. L’altitude qui reste indiquée est arrondie au mètre pour l’information du public.

    Doc IGN

    Ces repères servent au nivellement, technique qui va fournir des mesures chiffrées pour déterminer le relief et tracer les courbes de niveau. Les géomètres utilisent une perche graduée en rouge et blanc qui sert de mire et tenue par un aide, visée par une lunette.

    Il existe 450 000 points (1 tous les 800 m). Ils font partie du nivellement général de la France((NGF)

    Le niveau 0 des côtes d’altitude est fixé à Marseille au marégraphe mis en place en 1883 et des mesures de 1884 à 1896 soit sur 13 ans pour obtenir une moyenne retenue pour niveau officiel. Il est actuellement secondé par un appareil numérique.

    Chacun de ces repères dispose d’une fiche signalétique détaillée à l’IGN, disponible gratuitement. Pour trouver ceux de son voisinage, la marche à suivre est identique à celle des points géodésiques mais il faut cocher la case ‘nivellement’ au cours de la procédure.

    Méthode d’accès en annexe.

    Sources :

    – IGN (nombreux documents sur internet).

    – Géodésie de poche (IGN).

    – Société des amis de la bibliothèque et d’histoire de l’école polytechnique (Sabix).

    – Documentation personnelle.

    Avec mes remerciements à l’IGN : « Département de l’Information et des Canevas géodésiques » pour la rédaction de cet article.

    Mode d’emploi du serveur IGN dans les 3 pages suivantes pour bien rechercher les fiches des repères géodésiques et de nivellement.

    ANNEXE

    Mode d’emploi Détaillé Illustré

    Exemple

    Recherche de la borne indiquée « CARLUS » au SW d’Albi

    Les fiches apparaissent :

    Mode d’emploi détaillé notice

    Exemple :

    Recherche de la Fiche de la borne indiquée à « Carlus » au SW d’Albi

    Cadre en haut à gauche

    • Choisir le cadre en déplaçant en haut à gauche le cadre rouge avec la souris.
    • Choisir l’échelle par exemple 1/68247 ni trop grande ni trop petite. A un certain niveau d’échelle, le cadre devient un point avec augmentation des détails.t. Attention, pour un géographe, une échelle au 1/25000 est plus grande qu’une échelle au 1/100 000, c’est l’inverse du sens commun !
    • Afficher « géodésie ».
    • Options avancées : vérifier les 5 sites soient cochés.

    Grand cadre à droite

    • Chercher le lieu avec la souris : Carlus au SW d’Albi. Jouer avec l’échelle.
    • Relever le numéro de la borne : 8105901.
    • Dans le bandeau : cliquer sur « rechercher ».
    • Dans le cadre qui apparait intitulé « rechercher », inscrire le numéro de la borne 8105901 dans la case « site géodésique ».
    • Valider en allant dans le bandeau sur « rechercher » (et non pas sur le OK en bas à droite du cadre, il y a un disfonctionnement dans le serveur).
    • Valider dans le bandeau le cadre I dont le pourtour devient rouge.
    • Revenir sur la borne avec la souris, centrer la croix dans le triangle, elle s’allume. Cliquer.
    • Apparition d’un rectangle blanc intitulé « réseau géodésique de détail » avec le numéro et le nom de la borne.
    • Cliquer dans ce cadre sur le carré rouge en bas à droite.
    • La fiche recherchée apparait.
  • MAI à VELO 2026

    Ce samedi 9 mai, une dizaine de cyclotouristes albigeois se sont donné rendez-vous sur la Place du Vigan pour aller pique-niquer près d’Ambialet.

    Après avoir traversé les sombres tunnels, ils ont rejoint le lieu du pique-nique.

  • Le « petit tour » cyclo des écoles de l’albigeois

    Ce mardi 2 juin, ACT a animé un atelier mécanique sur le « petit tour à vélo » organisé par la ville d’Albi pour toutes les écoles de l’albigeois.

    Plus de 300 enfants de 8 à 10 ans ont pu pratiquer différentes activités: jeux de maniabilité, mécanique vélo, trottinette, apprentissage du « savoir rouler à vélo ».

    La journée s’est terminée par un grand tour d’honneur du circuit pour les 300 participants, dans une ambiance très animée.

  • Voici le nouveau site « Albi Cyclotourisme »

    La FFCT a décidé de ne plus héberger les sites web des associations locales.

    Voici donc un nouveau site pour notre association, créé le 2 juin 2026, et sur lequel nous transfèrerons au fur et à mesure une partie des articles de l’ancien site.